Tout autour de nous, le paysage est fantastique, avec les hauts sommets des montagnes et l'air qui parfume le foin juste coupé : Lola, cependant, n'a absolument pas l’intention de se défaire de la position confortable dans laquelle elle s’est mise depuis le départ, le museau appuyé au dehors pour admirer le panorama.
Nous décidons de faire une halte : rapidement Lola en profite pour faire une belle course dans un grand pré vert.
Nous reprenons le moto : la route continue à monter, jusqu'à arriver au sommet du Gepatschstausee, le grand lac (6 km) dont les eaux ont une tonalité entre le vert et le bleu, situé à 1.800 mètres d’altitude. Le lac est artificiel et a été créé par un grand barrage de plus de 160 mètres de hauteur construit avec des milliers de blocs de pierres.
Devant nous, se profilent de hauts sommets enneigés où se trouve l’objectif de Lola : le glacier Gepatsch dans un ciel bleu avec des grands nuages blancs.
À la fin du lac, la route commence à monter nettement et Lola, comme si elle le percevait, se couche à l’intérieur du réceptacle.
C’est pratiquement l’heure de déjeuner, et immédiatement passé le lac derrière nous, nous remarquons un panneau accueillant, à droite, qui signale le Gepatschaus, un refuge situé à environ 2000 mètres d’altitude, dont la route d'accès est très raide et plus facile à parcourir à pied. Du refuge nous jouissons d’une vue splendide sur le glacier et, surtout, on peut goûter les spécialités gastronomiques excellentes du Tyrol Autrichien.
Ce n’est cependant pas le moment de nous arrêter : le glacier Gepatsch attend
Lola !
Sept virages sur un seul kilomètre nous attendent pour aller au-delà de 2000 mètres d’altitude, d’où nous pourrons admirer les sommets enneigés de montagnes superbes et, au fond de la vallée, un ruisseau accueillant….où Lola a fait un beau plongeon, mais pour quelques secondes seulement… l'eau est trop froide…
« LE MOMENT DE LOLA »
L'air devient frais, quelques « nuages au long de notre voyage » couvrent le soleil et Lola, après avoir été bien séchée, s’allonge au soleil sur l’herbe sèche et, pour quelques minutes, reste immobile avec le regard perdu dans le vide, à admirer ce lieu. Ce sont les « moments » de Lola… où ça vaut la peine de partager avec elle nos voyages en moto.
Le glacier est devant nous, mais le sommet est encore loin : nous devons parcourir plus de 10 km avant d'arriver à 2.750 mètres d’altitude de la Kaunertal Gletscher Strasse.
Lola, parfaitement séchée, se couche sereine à l'intérieur du réceptacle, pendant que la route commence à nouveau à monter rapidement : 2.100, 2.200, 2.300, 2400 mètres… en un instant nous sommes « en sommet du monde », avec un paysage que seulement la « Grande Montagne » peut offrir : des gros tas de neige blanche gelée encore accrochés aux bords de la montagne, les énormes pierres noires du glacier à l'horizon, un ciel d'un bleu presque irréel. .et beaucoup de grands « nuages blancs au cours de notre voyage ». .alors que les « Grandes Montagnes » sont toujours plus voisines…
Lola, comme en Juin 2007 sur la Route des Glaciers de Solden, semble comprendre qu'elle a atteint « son moment » et que l'« histoire doit être écrite »… dès que nous arrêtons la moto pour admirer, au-delà de 2.400 mètres, le « Lac Blanc » scénographique (où, selon une légende, une « Dame Blanche » habite le lac), Lola s’assoit à l'intérieur du réceptacle, avec le museau dehors et, jusqu'au sommet ne changera plus de position ! !
Le dénivelé de la route, maintenant, est considérable et il n'y a pas d’aires de repos : les seules photos que l’on peut faire se font directement de la moto avec Lola qui, toujours plus « calée » dans son rôle, ne se déloge pas d’un millimètre de sa position.
Nous parcourons les derniers virages et sommes au sommet : à 2.750 mètres d’altitude !
Malheureusement, par rapport au glacier Rettenbach de Solden, le sommet du Kaunertal est beaucoup plus fréquenté : il y a des centaines de touristes, qui sont arrivés là à bord de nombreux autobus.
« L'HISTOIRE A ÉTÉ ÉCRITE »
La moto a été garée à 2.750 mètres d’altitude et, vite, Lola a voulu jouer sur la neige : la température de l'air, malgré l'altitude atteinte et les nombreux « nuages au cours du voyage », est très agréable et la brève promenade sur le glacier a été pour Lola, encore une fois, l'occasion pour jouer « à faire le chien ».
Au sommet, avec le regard fier perdu dans le vide, conscient d'« être Lola »….ça nous fait plaisir de nous rappeler « le moment de Lola »… et encore une fois, « la Grande Montagne » avait attendu Lola…pour que « l'histoire soit écrite ».
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